Deux façons d'augmenter le volume des seins
L'augmentation mammaire peut se faire de deux manières : avec des prothèses (implants) ou avec la propre graisse de la patiente, une technique appelée lipofilling mammaire. Les deux interventions relèvent de la chirurgie esthétique et sont réalisées au bloc opératoire par un chirurgien plasticien.
Elles répondent à des demandes proches, mais pas identiques : des seins jugés trop petits, une poitrine qui s'est vidée après une grossesse, un allaitement ou une perte de poids, une asymétrie entre les deux seins, ou une malformation comme le sein tubéreux.
La différence essentielle tient au volume que l'on peut obtenir et à la manière d'y parvenir. Cet article vous aide à comprendre les deux options pour en parler sereinement en consultation ; il ne remplace pas l'avis du chirurgien, seul à même d'examiner votre poitrine et de vous conseiller.
Les prothèses mammaires : un gain de volume choisi à l'avance
L'augmentation par prothèses consiste à placer un implant derrière chaque sein. Le chirurgien et la patiente choisissent ensemble sa forme (ronde ou anatomique), son volume et sa projection, ainsi que sa position, devant ou derrière le muscle pectoral. Des essais de volume lors des consultations aident à se projeter.
L'intervention se déroule sous anesthésie générale et dure en général 1 heure à 1 heure 30. L'incision est courte, le plus souvent placée dans le sillon sous-mammaire. L'hospitalisation est courte, et un soutien-gorge de contention est porté quelques semaines.
Le résultat est visible immédiatement, puis se naturalise au fil des semaines, à mesure que l'œdème disparaît et que les implants prennent leur place. Les prothèses permettent un gain de volume plus net que la graisse, et prévisible puisqu'il est défini avant l'intervention. Elles demandent en revanche une surveillance régulière dans le temps.
Le lipofilling mammaire : un volume modéré, sans implant
Le lipofilling mammaire utilise la graisse de la patiente. Elle est prélevée par une liposuccion douce sur une zone de réserve (ventre, hanches ou cuisses), préparée, puis réinjectée dans les seins en fins tunnels, à différentes profondeurs.
L'intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie générale et dure environ 1 heure 30 à 2 heures 30. La sortie se fait le jour même ou le lendemain. Les seins sont gonflés au début et les zones de prélèvement sont sensibles, comme après une liposuccion ; un vêtement de contention est porté quelques semaines.
Le gain de volume est limité et variable : une partie de la graisse injectée se résorbe, et deux séances sont parfois nécessaires. Le volume définitif s'apprécie après trois à six mois. En contrepartie, il n'y a pas de corps étranger, et la zone de prélèvement est affinée.
Ce qui oriente le choix en consultation
Il n'y a pas de bonne réponse valable pour toutes : le choix se construit avec le chirurgien plasticien, après un examen de la poitrine et des zones de prélèvement possibles. Plusieurs éléments comptent :
- le volume souhaité : une augmentation nette oriente plutôt vers des prothèses, une augmentation discrète peut se faire par lipofilling ;
- les réserves de graisse : le lipofilling suppose d'avoir assez de graisse à prélever, ce qui n'est pas le cas chez toutes les patientes minces ;
- votre souhait d'avoir ou non un implant, et d'accepter la surveillance qui l'accompagne ;
- la forme et la qualité des seins : asymétrie, sein tubéreux, poitrine vidée ou affaissée ;
- votre état de santé, vos antécédents et vos projets (grossesse, perte de poids).
Associer les techniques, ou envisager un lifting
Les deux approches ne s'opposent pas toujours. Chez une patiente déjà porteuse d'implants, la graisse peut par exemple masquer un bord visible et adoucir le décolleté. Le lipofilling est aussi utilisé en chirurgie réparatrice, pour corriger une déformation après le traitement d'un cancer du sein ou pour affiner une reconstruction mammaire.
Lorsque la poitrine est surtout affaissée, ajouter du volume ne suffit pas toujours : un lifting des seins (mastopexie), parfois associé à une prothèse, peut être proposé. À l'inverse, une poitrine trop lourde relève d'une réduction mammaire.
Le chirurgien vous explique les options adaptées à votre situation, leurs avantages et leurs limites, et vous laisse un délai de réflexion avant toute décision.
Préparation, suites et suivi
Quelle que soit la technique, la préparation comprend des consultations avec le chirurgien plasticien, une consultation d'anesthésie et, selon l'âge et les antécédents, une imagerie mammaire (mammographie et/ou échographie). L'arrêt du tabac est recommandé pour favoriser la cicatrisation. Les consignes précises, notamment de jeûne et de traitements, vous sont données par l'équipe.
Après l'intervention, une sensation de tension ou des ecchymoses sont habituelles les premiers jours et sont prises en charge par le traitement prescrit. Les activités sportives reprennent progressivement, selon l'avis du chirurgien.
Comme toute chirurgie, ces interventions comportent des risques, expliqués en consultation : coque autour de l'implant ou modification transitoire de la sensibilité du mamelon pour les prothèses ; résorption partielle de la graisse ou petits nodules graisseux, en général bénins, pour le lipofilling. Dans les deux cas, signalez toujours votre intervention lors de vos futures mammographies.
Questions fréquentes
Le lipofilling peut-il remplacer des prothèses ?
Pas toujours. Le lipofilling permet un gain de volume modéré et variable, car une partie de la graisse se résorbe. Il convient surtout aux femmes qui souhaitent une augmentation discrète et qui ont des réserves de graisse suffisantes. Pour un gain de volume plus net, le chirurgien proposera plutôt des prothèses.
Combien de temps dure l'intervention ?
Selon les fiches de la clinique, l'augmentation par prothèses dure en général 1 heure à 1 heure 30, sous anesthésie générale. Le lipofilling mammaire dure environ 1 heure 30 à 2 heures 30, car il comprend le prélèvement de la graisse puis sa réinjection.
Quand le résultat est-il définitif ?
Avec des prothèses, le résultat est visible immédiatement et se naturalise au fil des semaines. Avec le lipofilling, le volume définitif s'apprécie après trois à six mois, une fois la graisse intégrée ; une seconde séance est parfois nécessaire.
Peut-on faire une mammographie après une augmentation mammaire ?
Oui. Une imagerie mammaire est d'ailleurs demandée avant l'intervention selon l'âge et les antécédents, et le suivi radiologique reste possible ensuite. Il faut simplement signaler au radiologue la présence de prothèses ou un lipofilling antérieur.
Comment obtenir un devis pour une augmentation mammaire ?
Vous pouvez faire une demande de devis en ligne sur le site de la clinique. Le projet est ensuite précisé en consultation avec le chirurgien plasticien, qui choisit avec vous la technique adaptée.
Cet article est fourni à titre d'information générale. Il ne remplace pas l'avis de votre médecin, seul à même d'adapter les consignes à votre situation.
Pour aller plus loin
Une question ? Un devis ?
Notre équipe vous répond et vous accompagne dans votre parcours de soins.

